Le contreplaqué isolant est une feuille de contreplaqué collée sur une couche d'isolant, généralement du PIR ou de la mousse de polystyrène, si bien qu'un seul panneau offre une surface de fixation et l'essentiel de la résistance thermique. Le contreplaqué seul isole peu : 18 mm n'ajoutent qu'environ 0,14 m²K/W. Minh Thanh Plywood, fabricant vietnamien de contreplaqué, présente les types, leurs valeurs R et les faces de contreplaqué dont les laminateurs ont besoin.
Qu’est-ce que le contreplaqué isolant ?
Le contreplaqué isolant est une feuille de contreplaqué collée à une couche d’isolant rigide : un seul panneau offre ainsi une face structurelle à laquelle on peut fixer, et l’essentiel de la résistance thermique. L’isolant est en général du PIR (polyisocyanurate), parfois du polystyrène expansé ou extrudé, et le collage est un adhésif de fabrication, pressé à plat.
Le panneau répond à un problème précis : une surface qui doit porter des fixations ou le passage de personnes, tout en retenant la chaleur. Les usages typiques sont :
- Toitures-terrasses chaudes et lucarnes : le contreplaqué reçoit l’étanchéité ; la mousse maintient le support au chaud.
- Planchers au-dessus de vides froids ou de dalles : le contreplaqué est la surface de circulation ou la base du revêtement.
- Parois de fourgons et de véhicules : un habillage qui fait aussi office d’isolant.
- Chambres froides et caisses réfrigérées : panneaux sandwich à mousse avec des peaux en contreplaqué ou en PRV.
- Abris de jardin et cabanons : des panneaux de mur et de toiture posés en une seule étape.
Pour un importateur, un agenceur ou un fabricant de caisses en France, la question pratique est la face à commander et le collage qui va avec.
Les panneaux de contreplaqué isolant et les feuilles de contreplaqué isolant sont le même produit sous deux noms. Un panneau structurel isolé (SIP) est un autre produit, un panneau porteur expliqué plus bas.
Le contreplaqué isole-t-il bien ?
Le contreplaqué est un mauvais isolant à lui seul : une feuille de 18 mm n’ajoute qu’environ 0,14 m²K/W à un mur ou à une toiture. Il assure la structure, le contreventement et la couche de fixation ; c’est la couche d’isolant qui fait le travail thermique.
La conductivité thermique, notée λ (lambda) en W/mK, indique la vitesse à laquelle la chaleur traverse un matériau. Plus elle est basse, mieux c’est. Les valeurs de calcul de l’ISO 10456, la norme internationale des valeurs thermiques des matériaux de construction, donnent au contreplaqué environ 0,13 W/mK à 500 kg/m³ et environ 0,17 W/mK à 700 kg/m³.
| Matériau | Conductivité thermique λ | R pour 18 mm | R pour 25 mm |
|---|---|---|---|
| Contreplaqué, 500 kg/m³ | 0,13 W/mK | 0,14 m²K/W | 0,19 m²K/W |
| Contreplaqué, 700 kg/m³ | 0,17 W/mK | 0,11 m²K/W | 0,15 m²K/W |
| Polystyrène expansé (EPS) | environ 0,035 W/mK | 0,51 m²K/W | 0,71 m²K/W |
| Laine minérale | environ 0,035 W/mK | 0,51 m²K/W | 0,71 m²K/W |
| Mousse PIR | environ 0,022 W/mK | 0,82 m²K/W | 1,14 m²K/W |
R est l’épaisseur en mètres divisée par λ. Avec ces chiffres, le PIR isole environ six fois mieux que le contreplaqué à épaisseur égale. Un contreplaqué plus léger isole un peu mieux qu’un contreplaqué dense : nos panneaux à âme en Styrax blanc sont d’environ 500 kg/m³, nos panneaux à âme en eucalyptus d’environ 650 kg/m³.
En unités américaines, le contreplaqué donne à peu près R-1 par pouce. Le département de l’Énergie des États-Unis explique les valeurs R et les niveaux recommandés par zone climatique.
Le contreplaqué apporte-t-il une isolation utile ?
Le contreplaqué apporte peu d’isolation mais beaucoup d’étanchéité à l’air et de structure, et ces deux points comptent davantage que sa propre valeur R. Un mur contreventé aux joints scellés perd bien moins de chaleur par fuites d’air qu’une ossature nue, et le contreplaqué porte l’isolant, la membrane et le revêtement extérieur.
Ce que le contreplaqué apporte à la performance d’un mur ou d’une toiture :
- Étanchéité à l’air : les joints de contreplaqué collés au ruban forment une barrière d’air, qui empêche l’air chaud d’emporter chaleur et humidité vers l’extérieur.
- Contreventement : le voile empêche l’ossature de se déformer, si bien que l’isolant reste serré dans l’entraxe.
- Fixation : membranes, liteaux et finitions se vissent dans le contreplaqué n’importe où, pas seulement sur les montants.
- Inertie thermique : faible, mais le contreplaqué amortit mieux les variations courtes que la seule mousse.
Considérez la valeur R du contreplaqué comme un bonus dans un calcul, et non comme une raison de le choisir. La couche d’isolant fixe la valeur U.
Les types de contreplaqué isolant
Il existe quatre grands types de contreplaqué isolant : les panneaux collés au PIR, les panneaux structurels isolés, les panneaux sandwich à mousse et les voiles de contreventement à écran radiant. Ils diffèrent par leur pouvoir isolant et par leur capacité à porter seuls une charge.
| Type | Construction | Usage courant | Isolation | Portant |
|---|---|---|---|---|
| Contreplaqué collé au PIR | Contreplaqué de 6 à 18 mm sur mousse PIR rigide | Toitures-terrasses chaudes, planchers, lucarnes | Élevée, selon l’épaisseur de mousse | Non, fixé sur solives ou chevrons |
| Panneau structurel isolé (SIP) | Âme de mousse entre deux peaux structurelles | Murs et toitures de bâtiments entiers | Élevée | Oui, comme panneau |
| Panneau sandwich à mousse | Peaux en contreplaqué ou en PRV sur mousse | Fourgons, chambres froides, caisses de camion | Élevée | En partie, dans une caisse à ossature |
| Voile à écran radiant | Contreplaqué ou OSB à face en feuille | Couvertures de toiture en climat chaud | Réfléchit la chaleur rayonnée | Oui, comme voile de contreventement |
Les panneaux collés au PIR sont le produit que la plupart des gens désignent par contreplaqué isolant. Les SIP et les panneaux sandwich sont des systèmes de construction conçus par des laminateurs spécialisés. Les panneaux à écran radiant sont des voiles de contreventement de toiture ordinaires avec une feuille réfléchissante sous la face inférieure.
Le PIR collé sur contreplaqué
Un panneau isolant PIR avec contreplaqué est une plaque rigide de mousse dont une face est collée à une feuille de contreplaqué, en épaisseurs de mousse d’environ 25 à 150 mm. Il se fixe à travers le contreplaqué dans les solives ou les chevrons, avec des vis longues et des rondelles.
Le calcul de la résistance thermique, à partir de R = épaisseur ÷ λ avec un PIR à 0,022 W/mK :
| Épaisseur de mousse | R du PIR | Plus 6 mm de contreplaqué | Plus 12 mm de contreplaqué |
|---|---|---|---|
| 25 mm | 1,14 m²K/W | 1,18 m²K/W | 1,23 m²K/W |
| 50 mm | 2,27 m²K/W | 2,32 m²K/W | 2,36 m²K/W |
| 100 mm | 4,55 m²K/W | 4,59 m²K/W | 4,64 m²K/W |
Formats standard des panneaux PIR avec contreplaqué
Les distributeurs du Royaume-Uni et d’Europe vendent des panneaux PIR isolés pour toiture, sous des noms commerciaux comme Warmline, dans un format standard : 2 400 × 1 200 mm, soit 2,88 m² par panneau (contreplaqué isolé au PIR Warmline). Il s’agit d’un support de toiture préisolé structurel pour toitures-terrasses chaudes. Le PIR isolant ordinaire, vendu pour toitures, murs et planchers, se présente en panneaux de 1 200 × 600 mm, quatre par paquet de 2,88 m² pour 25 mm (Recticel PIR, Construction Megastore).
| Élément | Standard |
|---|---|
| Format du panneau | 2 400 × 1 200 mm, 2,88 m² par panneau |
| Mousse | PIR, d’environ 25 à 150 mm d’épaisseur |
| Face en contreplaqué | De 6 à 18 mm, collée sur une face |
| Épaisseur totale | Mousse plus face : par exemple 50 mm de mousse plus 12 mm de contreplaqué font 62 mm |
| Couverture | 2,88 m² par panneau, donc une toiture de 30 m² demande 11 panneaux (10,4 arrondi au supérieur) |
| Fixation | Vis longues et rondelles traversant le contreplaqué jusqu’aux solives |
Nous fournissons la face en contreplaqué aux laminateurs et aux fabricants de panneaux, aux formats 1 220 × 2 440 et 1 250 × 2 500 mm (voir le tableau en fin de guide), poncée et plane pour le collage.
Acheteurs en climat chaud au Cambodge et en Asie du Sud-Est. Au Cambodge, en Thaïlande et dans le sud du Vietnam, la charge thermique sur la toiture pèse plus que la perte de chaleur en hiver ; les acheteurs se tournent donc vers le voile à écran radiant à face en feuille et vers les panneaux sandwich à mousse pour les chambres froides, les toitures et les caisses de camion. La peau en contreplaqué doit être collée en WBP pour résister à l’humidité et au lavage à l’eau. Depuis le Vietnam, les petits lots peuvent partir par route vers Phnom Penh par la frontière de Moc Bai à Bavet, et les grands lots par mer.
Le contreplaqué n’ajoute que quelques centièmes, c’est pourquoi les panneaux se choisissent selon l’épaisseur de mousse. La face détermine ce que l’on peut faire par-dessus : 6 mm acceptent une membrane ou un revêtement de sol fixé jusqu’aux solives ; 12 à 18 mm portent plus loin et tiennent les vis des liteaux.
Les laminateurs ont besoin d’un contreplaqué plat, d’épaisseur régulière et sec, car la mousse est collée sous presse. Nos panneaux commerciaux sont pressés avec une tolérance d’épaisseur de ±0,5 mm, les panneaux de mobilier poncés descendent à ±0,2 mm, et les panneaux quittent l’usine avec une teneur en humidité de 8 à 12 %.
Voile de contreventement isolant pour murs
Le voile de contreventement isolant associe une peau structurelle à une couche de mousse rigide collée, si bien qu’un seul panneau contreventé le mur et ajoute une isolation continue sur les montants. L’isolation continue compte, car le bois des montants conduit plus de chaleur que l’isolant placé entre eux.
Comment les constructeurs l’utilisent :
- Sur ossatures bois : le panneau se cloue sur les montants comme un voile ordinaire, la mousse tournée vers l’extérieur ou vers l’intérieur selon le système.
- Avec une membrane : une membrane respirante va à l’extérieur ; les joints sont collés au ruban pour l’étanchéité à l’air.
- Sous le revêtement extérieur : les liteaux se fixent à travers la mousse dans les montants, puis le revêtement extérieur se pose sur les liteaux.
Beaucoup de constructeurs obtiennent le même résultat avec deux couches : un voile de contreplaqué ordinaire sur les montants, puis des panneaux de mousse rigide fixés par-dessus. On peut ainsi choisir séparément le contreplaqué et la mousse, et remplacer l’un ou l’autre lors d’une réparation. Notre guide sur les panneaux muraux en contreplaqué traite de la couche de voile elle-même.
Isolation avec contreplaqué : murs, toitures et planchers
L’isolation avec contreplaqué se fait selon trois dispositions : l’isolant entre l’ossature derrière le contreplaqué, l’isolant par-dessus le contreplaqué, ou un panneau isolé collé. Le choix dépend de l’espace disponible, du côté chaud de la structure et de l’endroit où la condensation pourrait se former ; comparez donc les trois avant de commander.
- Entre l’ossature : de la laine minérale ou de la mousse rigide remplissent les entraxes, et le voile de contreplaqué les ferme. C’est le moins cher, mais les montants et les solives créent des ponts thermiques sur l’isolant.
- Par-dessus le contreplaqué : la mousse rigide se place à l’extérieur du voile ou sur le support de toiture. Bois plus tempéré, pas de ponts thermiques, plus d’épaisseur.
- Panneau collé : contreplaqué collé au PIR, posé en une seule étape. C’est le plus rapide à poser lorsque l’épaisseur et le temps sont comptés.
Comment isoler un mur en contreplaqué, dans l’ordre :
- Remplissez les entraxes des montants avec un isolant découpé bien ajusté.
- Ajoutez un pare-vapeur côté chaud (côté pièce).
- Fixez le voile de contreplaqué à l’extérieur et collez les joints au ruban.
- Ajoutez une isolation continue à l’extérieur du voile si la valeur U visée l’exige.
- Posez une membrane respirante, des liteaux et le revêtement extérieur.
Gardez le côté chaud étanche à l’air et le côté froid ouvert à la vapeur. Un mur qui piège l’humidité contre la face froide du contreplaqué peut moisir et pourrir le voile. Pour la réaction au feu en Europe, le contreplaqué non traité de 9 mm et plus, avec une masse volumique moyenne d’au moins 400 kg/m³, est classé D-s2,d0 sans essai supplémentaire selon la décision 2003/43/CE de la Commission telle que modifiée par la décision 2007/348/CE, reprise dans la EN 13986 (les classes sont définies dans le règlement délégué (UE) 2016/364).
Toitures-terrasses chaudes avec contreplaqué isolant
Une toiture-terrasse chaude place l’isolant au-dessus du support de toiture et sous l’étanchéité, si bien que le support et les solives restent à température ambiante. Les panneaux de contreplaqué isolant remplissent les deux fonctions en une seule couche, ou bien un support en contreplaqué distinct reçoit des panneaux isolants et une couche supérieure.
Une composition type de toiture chaude, de l’intérieur vers l’extérieur :
- Solives à l’entraxe prévu.
- Support en contreplaqué fixé sur les solives, de 18 mm pour la plupart des portées résidentielles.
- Pare-vapeur sur le support.
- Isolant PIR, ou contreplaqué collé au PIR avec la face en contreplaqué vers le haut.
- Membrane d’étanchéité collée ou fixée sur la face supérieure.
Utilisez un collage phénolique (WBP) pour tout contreplaqué en toiture. Notre guide sur le voile de contreventement de toiture en contreplaqué donne l’épaisseur selon l’entraxe des chevrons et l’appui des bords.
Plancher en contreplaqué isolant
Le plancher en contreplaqué isolant est un panneau dont la mousse est tournée vers le bas et la face en contreplaqué vers le haut, posé sur des solives, des liteaux ou une dalle béton. Il isole en une seule couche un plancher au-dessus d’un garage froid, d’un vide sanitaire ou d’une dalle.
Où il convient :
- Sur dalles béton : un plancher flottant de panneaux isolants aux joints collés.
- Sur solives : les panneaux franchissent l’entraxe des solives, le contreplaqué faisant office de plateau.
- Dans les abris de jardin et les cabanes : un sol chaud et rapide sur une base bois.
- Dans les fourgons et les camping-cars : une fine couche de mousse sous un plancher en contreplaqué de 9 à 12 mm, voir habillage de fourgon en contreplaqué.
Pour les planchers, l’épaisseur du contreplaqué est fixée par la portée et la charge, comme pour tout sous-plancher. Notre guide sur le contreplaqué pour sous-plancher donne l’épaisseur selon l’entraxe des solives. Une dalle exige aussi un film anti-humidité sous les panneaux.
Peut-on recouvrir l’isolation des combles avec du contreplaqué ?
Oui, on peut recouvrir l’isolation des combles avec du contreplaqué si les panneaux n’écrasent pas l’isolant et si le volume sous toiture reste ventilé. Un isolant comprimé perd une grande partie de sa valeur, car il fonctionne en emprisonnant de l’air immobile.
- Mesurez l’épaisseur de l’isolant en travers des solives.
- Surélevez les panneaux sur des plots de combles ou des liteaux en bois vissés aux solives, de sorte que la face inférieure soit au-dessus de l’isolant.
- Laissez dégagées les ventilations de l’égout de toit pour que l’air circule dans le volume froid sous toiture.
- Utilisez du contreplaqué de 18 mm ou des panneaux à rainure et languette pour le rangement et les passages.
- Laissez un jeu autour des bords de la zone couverte pour la circulation de l’air.
Une zone couverte ajoute du poids à des plafonds en solives qui n’ont pas été conçus comme planchers. Placez les charges lourdes au-dessus des murs porteurs, ou vérifiez d’abord les solives.
Écran radiant et panneaux à face feuille d’aluminium
Le voile à écran radiant est un voile de contreventement de toiture dont la face inférieure porte une feuille d’aluminium qui renvoie vers l’extérieur la chaleur rayonnée par une toiture chaude. Il réduit les apports de chaleur dans des combles surchauffés, ce qui aide surtout dans les climats ensoleillés où la climatisation domine.
Ce que l’acheteur doit savoir :
- Il faut une lame d’air : la feuille ne fonctionne que face à un espace d’air ; plaquée contre l’isolant, elle ne sert presque à rien.
- Le climat compte : le gain est le plus grand sous des toitures sombres en régions chaudes ; sur une toiture froide et chauffée, il apporte peu.
- Ce n’est pas un isolant : il ne remplace pas la couche d’isolant, il réduit seulement une voie d’entrée de la chaleur.
Le contreplaqué à face feuille est pressé avec la feuille laminée sur une face. Les mêmes règles que pour tout support de toiture s’appliquent : collage phénolique (WBP), épaisseur adaptée à la portée et bords scellés.
Le contreplaqué dont ont besoin laminateurs et constructeurs
Les laminateurs de panneaux isolants ont besoin d’un contreplaqué plat, sec, d’épaisseur régulière et collé selon l’exposition du panneau. Les constructeurs ont besoin de la même chose pour le contreplaqué qu’ils fixent au-dessus ou au-dessous de l’isolant.
Ce qu’il faut spécifier pour chaque usage :
| Usage | Épaisseur | Face | Collage | Pourquoi |
|---|---|---|---|---|
| Panneaux de toiture et de plancher collés au PIR | De 6 à 12 mm | Poncée, lisse | WBP | Ligne de colle régulière, la membrane adhère bien |
| Peaux de SIP et de sandwich | De 9 à 18 mm | Poncée, régulière | WBP | Peau structurelle, exposition extérieure |
| Panneaux de véhicules et de chambres froides | De 6 à 12 mm | Film ou poncée | WBP | Lavage à l’eau, condensation |
| Support de toiture sous isolant | De 15 à 18 mm | Utility C/D | WBP | Structure, tient les fixations |
| Habillages intérieurs de mur | De 9 à 12 mm | Peuplier, bouleau ou EV | Collage UF à émission E0 | Sec, visible, faible émission |
Notre contreplaqué de type extérieur/CDX utilise des faces et contre-faces de qualité utility C/D avec une colle résistant à l’eau, mélaminée renforcée ou phénolique (WBP). Pour une face intérieure visible, les faces en bouleau sont classées D+, D et E, et les faces en pin A/A, A/B et B/B, selon l’échantillon approuvé par l’acheteur.
En construction, le contreplaqué porte le marquage CE et une déclaration des performances conforme à la norme EN 13986 ; le contreplaqué d’ameublement n’en a pas besoin.
Les acheteurs français peuvent demander la marque NF Extérieur CTB-X. Un contreplaqué importé ne porte cette marque que s’il est certifié, et la mention « type CTBX » sans rapport d’essai ne prouve rien.
Ce que cela implique pour votre commande
Une commande de contreplaqué destiné à être isolé ou laminé indique l’usage, le panneau et les justificatifs, une ligne pour chacun. Minh Thanh Plywood fournit le contreplaqué ; l’isolation et le laminage sont réalisés par le fabricant du panneau ou par le constructeur.
- Usage : peau laminée, support de toiture, plancher, voile de mur ou panneau de véhicule.
- Épaisseur et format : par exemple 9 mm, 1 220 × 2 440 mm ou 1 250 × 2 500 mm ; notre gamme va de 3 à 40 mm.
- Face et qualité : poncée pour le laminage, utility C/D pour les supports structurels, une face classée pour les habillages visibles.
- Âme : Styrax blanc pour le faible poids et la moindre conductivité, eucalyptus pour la rigidité et la tenue des vis.
- Collage et émission : WBP pour toitures et extérieur ; collage UF à émission E0 pour intérieurs secs.
- Tolérance : ±0,5 mm commerciale, jusqu’à ±0,2 mm poncée, pour que les presses de laminage travaillent de manière régulière.
- Conditionnement et quantité : feuilles par paquet et nombre de conteneurs 40HC, avec le port de destination.
Notre usine détient la certification CARB P2 / TSCA Title VI (ICTT 23024), et les panneaux pour intérieurs répondent aux exigences d’émission que demandent les acheteurs européens et américains. Notre commande minimale est un conteneur 40HC, avec des spécifications mixtes sur accord ; la production prend 15 à 45 jours après l’acompte. Des échantillons gratuits sont disponibles. Envoyez votre spécification à [email protected], nous vous répondons dans les heures qui suivent.
Les importateurs français passent surtout par Le Havre, Fos-Marseille et Dunkerque ; Anvers et Rotterdam desservent la Belgique et le nord de la France. Depuis Hai Phong, le transport maritime vers les ports méditerranéens dure 25 à 35 jours, et 30 à 40 jours vers le nord de l’Europe. Depuis le 6 août 2026, la limite de formaldéhyde du REACH, de 0,062 mg/m³, s’applique aux articles en bois à l’échelle de l’UE, et E1 selon la EN 13986 (0,124 mg/m³) ne suffit plus à lui seul à prouver la conformité. Pour le règlement EUDR, applicable à partir du 30 décembre 2026 aux opérateurs grands et moyens, l’importateur dépose la déclaration de diligence raisonnée, et l’usine fournit les données d’origine avec géolocalisation.
Questions des acheteurs
Qu'est-ce que le contreplaqué isolant ?
C'est une feuille de contreplaqué collée en usine sur une couche d'isolant rigide, comme du PIR ou de la mousse de polystyrène. Il sert pour les toitures-terrasses chaudes, les planchers, les lucarnes, les fourgons et les chambres froides, lorsqu'un seul panneau doit isoler et recevoir des fixations.
Le contreplaqué est-il un bon isolant ?
Pas à lui seul. Le contreplaqué conduit la chaleur environ cinq à six fois plus vite que la mousse PIR : 18 mm de contreplaqué n'ajoutent donc qu'environ 0,14 m²K/W à un mur ou à une toiture. C'est la couche de structure et de fixation ; c'est l'isolant qui isole.
Quelle est la valeur R du contreplaqué ?
Environ R-1 par pouce dans les unités américaines, soit environ 0,14 m²K/W pour un panneau de 18 mm de 500 kg/m³. Un contreplaqué plus dense isole légèrement moins.
Peut-on recouvrir l'isolation des combles avec du contreplaqué ?
Oui, à condition que le contreplaqué n'écrase pas l'isolant et que le volume sous toiture reste ventilé. Surélevez les panneaux sur des plots de combles ou des liteaux au-dessus du haut de l'isolant, et laissez dégagées les ventilations de l'égout de toit.
Comment isoler des murs en contreplaqué ?
Remplissez les entraxes des montants derrière le contreplaqué avec de la laine minérale ou de la mousse rigide, ajoutez un pare-vapeur côté chaud et, pour plus de performance, fixez un isolant rigide à l'extérieur du voile de contreventement en contreplaqué, sous le revêtement extérieur.
Qu'est-ce qu'un voile de contreventement isolant ?
C'est un panneau de contreventement qui associe une peau structurelle en contreplaqué ou en OSB à une couche de mousse rigide collée, si bien qu'un seul panneau contreventé le mur et ajoute une isolation continue sur les montants.
Le contreplaqué isolant est-il la même chose qu'un SIP ?
Non. Le contreplaqué isolant a une face de contreplaqué collée à de la mousse ; un panneau structurel isolé (SIP) a une âme de mousse entre deux peaux structurelles et porte les charges comme panneau autonome.
Quel contreplaqué utilise-t-on pour les panneaux isolants ?
En général du contreplaqué de 6 à 18 mm avec une face poncée et plane et un collage résistant à l'eau : WBP pour les toitures et les panneaux extérieurs, MR ou WBP pour les planchers. La tolérance d'épaisseur compte, car la mousse est collée sous presse.
Un voile de contreventement en contreplaqué à face feuille fonctionne-t-il ?
Un écran radiant en feuille sous le voile de toiture réduit la chaleur rayonnée dans des combles surchauffés, ce qui aide surtout dans les climats ensoleillés où la climatisation domine. Il apporte peu sur une toiture froide et chauffée.
Le contreplaqué isolant peut-il servir de revêtement de sol ?
Oui. Le plancher en contreplaqué isolant se pose sur des solives ou une dalle béton, la mousse vers le bas et la face en contreplaqué vers le haut, comme surface de circulation ou support du revêtement final.